Ville de Sainte Luce

L'agriculture et la pêche

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A Sainte-Luce, la surface agricole utilisée a diminué de 20,18% entre les recensements agricoles de 1989 et 2000, passant de 877 à 700 ha.
On peut même supposer que depuis le dernier recensement, les chiffres de la S.A.U. doivent être revus à la baisse, puisque entre autre, l’urbanisation s’est encore étendue sur le territoire communal. La protection des espaces agricoles face au développement de l’urbanisation est un enjeu fort à l’échelle départementale.

1-1 L’agriculture
En 2000, la S.A.U. occupait tout de même 25% de la superficie de la commune. La superficie totale des exploitations (comprenant la S.A.U., les bâtiments, cours, landes non productives, bois et forêts) couvrait même 38,4% de la surface de la commune.

Ce chiffre peut paraître important, mais Sainte Luce est l’une des communes les moins agricoles du Sud martiniquais au regard de sa S.A.U., avec les Anses d’Arlet et les Trois-Ilets.

L’exploitation agricole lucéenne moyenne est :

  • de petite taille
  • familiale
  • à un chef d’exploitation âgé et qui souvent exerce une seconde activité professionnelle, dans un secteur autre que l’agriculture

Aussi,

  • le nombre d’exploitations est en chute et la SAU diminue
  • la population active agricole est en régression et les exploitations embauchent peu de salariés
  • les plus petites exploitations sont les plus nombreuses, mais ce sont les plus grandes exploitations qui se développent.

En dehors de la canne à sucre, quelques autres types de cultures sont pratiqués, mais de façon très marginale, comme les tubercules et racines du pays, les légumes frais ou la banane. La quasi-totalité de la SAU est occupée par la canne à sucre (comme vu précédemment) et par des prairies (destinées à l’élevage).

Exploitations et superficie
Exploitations Superficie (ha)
1989 2000 1989 2000
Canne à sucre 7 7 121 225
Plantes aromatiques 1 2 0 0
Tubercules, racines et bulbes 81 19 21 5
Légumes frais 43 17 7 9
Banane 12 11 4 4
Ananas 2 3 0 1
Jachère 1 5 0 5
Prairies permanentes 134 39 568 379
Parcours, landes peu productifs 188 13 138 68
Cultures florales 3 1 0 0
Pépinières 0 2 0 0
Jardins et vergers familiaux 168 14 6 1
Surface Agricole Utilisée (SAU) 348 62 877 700

Les produits agricoles sont quelques fois valorisés par les exploitants eux mêmes et permettent ainsi une diversification des activités et un apport de revenus complémentaires :

  • Transformation et vente de produits directement à la ferme
  • Reconnaissance de la qualité de la canne à sucre avec l’obtention d’un label AOC.

Aussi, le secteur agricole peut encore se développer et se diversifier, avec notamment l’émergence de projets d’agritourisme, liant les activités de l’exploitant et le tourisme (découverte de l’exploitation et de ses produits, dégustations, hébergement chez l’habitant, activités sportives comme randonnées pédestres ou équestres sur l’exploitation…). Le tourisme vert, dont le potentiel est fort, est encore émergeant à la Martinique, et notamment à Sainte Luce.

1-2 - La pêche : une activité qui se maintien voire en renouveau

Malgré les efforts de modernisation consentis ces dernières années, la pêche à la Martinique repose encore essentiellement sur la pratique artisanale.
La pêche est globalement un secteur d’activité qui se maintient à la Martinique. Depuis quelques années, on constate même un accroissement du nombre de marins pêcheurs : alors qu’en 2003, ils étaient 1052, on en comptait 1294 en 2004 (chiffres issus de la « Monographie des pêches maritimes et élevages marins », Direction Régionale et Départementale des Affaires Maritimes de la Martinique, 2004). Actuellement, le nombre de pêcheurs à Sainte-Luce est estimé à 67.
Ces pêcheurs, qui pratiquent quasiment tous une pêche traditionnelle, sont majoritairement installés au cœur du bourg, assurant le spectacle pour les nombreux touristes de passage. Un autre groupe de pêcheurs est basée au quartier Trois-Rivières.

2-1 Une activité traditionnelle pour la commune

La pêche représente pour la commune de Sainte Luce une activité importante, qui a contribué au développement de cette dernière. Cette activité, qui se maintenait au début de cette décennie, semble connaître un regain d’attractivité : entre 2003 et 2004, le nombre de pêcheurs a augmenté de 52 % ; on compte aujourd’hui près de 70 pêcheurs.

Nombre de marin-pêcheurs
Années Nombre de marins-pêcheurs
1954 86
1961 101
(13,8 % de la population active)
1962 50
1993 39
1998 44
1999 44
(3,3 % de la population active)
2000 44
2003 46
2004 67

Le nombre de marins pêcheurs régulièrement enrôlés a augmenté de façon significative entre 2003 et 2004. Cette hausse est sans doute le résultat des premiers effets de la L.O.O.M. (Loi d’Orientation d’Outre-Mer) qui a notamment mis en place des aides versées aux jeunes désireux de s’installer, mais également (pour 2004) du fait de la prise en compte des plongeurs embarqués pour la campagne de pêche aux oursins (ceux-ci n’étaient pas comptabilisés les années précédentes) ainsi que de la politique des collectivités locales (la municipalité aide les marins pêcheurs à acquerir et à poser des Dispositifs de Concentration de Poissons). Ce chiffre ne rend cependant toujours pas compte de l’importance d’une main d’œuvre journalière non déclarée, qui est estimée au double des marins régulièrement inscrits en période habituelle de juillet à novembre (petite pêche) et au moins au triple en période dite de « Miquelon » de novembre à juin (pêche au large des espèces pélagiques tels que les dorades coryphènes, les thazards, les marlins, les thons et les bonites). Aussi, de nombreux marins sont embarqués pour de courtes périodes et par le système du demi-rôle.

En 2004, Sainte Luce était la quatrième commune pour la pêche du Sud martiniquais derrière le François, les Anses d’Arlet et le Vauclin et la huitième de Martinique.

On recense deux principaux sites de débarquement du poisson sur le territoire communal : le bourg et Trois-Rivières (1er lieux de peuplement de la commune). Le bourg compte une trentaine de pêcheurs, une vingtaine pour Trois-Rivières. Corps de Garde recense également trois pêcheurs.

Les deux principaux sites de débarquement du poisson de la commune : le plus important, le bourg et Trois-Rivières .

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Site de débarquement
Situé au Bourg
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Site de débarquement
Situé à Trois Rivières
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Site de débarquement
Situé sur la commune à Corps de Garde
 
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