On peut résumer de façon très succincte la différence entre un aléa et un risque : "l’aléa survient et le risque est encouru". Le risque n’existe que si l’aléa peut avoir des répercussions sur l’homme. Par exemple, si un phénomène majeur survient dans une zone inhabitée (zone sans enjeu humain et/ou économique), la population n’encourt aucun risque. Si un phénomène (même mineur) survient dans une zone fortement urbanisée (zone à fort enjeu humain et/ou économique), le risque encouru par la population peut être important. Il y a donc un croisement entre l’aléa (probabilité, force…) et les enjeux rencontrés sur la zone concernée par cet aléa. Ce croisement est traduit par un zonage et un règlement. Toutes ces données et analyses figurent dans le Plan de Prévention des Risques naturels (ou PPR). Ce zonage présente différentes couleurs, allant du blanc au violet, selon que l’exposition aux risques naturels est plus ou moins forte. Il a été approuvé le 22 novembre 2004.
La commune ne recense pas de zone violette dans laquelle aucune construction n’est autorisée.
L’aléa cyclonique
La commune de Sainte Luce ainsi que l’ensemble de la Martinque est soumise au risque cyclonique de juillet à novembre. Afin de limiter le nombre de victimes et les dégâts, il faut se préparer. Les documents suivants vous disent comment faire.
L’aléa inondation
Sainte Luce compte 5 bassins versants présentant tous dans leur aval des zones d’aléa inondation fort à moyen. Parmi les zones concernées, trois concentrent l’aléa fort à moyen et des enjeux humains forts : le bourg et le quartier Trois Rivières et l’ancien emplacement du VVF de Gros Raisin.
Compte tenu du nombre d’habitants pouvant être concernés au bourg et à Trois Rivières, des consignes d’évacuation existent. Elles sont intégrées dans le Plan Communal de Sauvegarde (ou PCS) consultable par tous aux services techniques de la mairie.
L’aléa littoral
Le littoral lucéen est exposé à 3 types d’aléas : l’aléa submersion marine, l’aléa houle cyclonique, l’aléa érosion marine.
L’aléa submersion est dû à la concomitance d’une surcôte marine, du déferlement des vagues et d’éventuels effets de site.
L’aléa houle cyclonique est généré par le vent de cyclone. Le déferlement des vagues doit aussi être pris en compte.
L’aléa érosion marine est dû aux mouvements de la mer.
Ces aléas ont pour effet de modifier la morphologie de la côte lucéenne.
L’aléa mouvement de terrain
Cet aléa regroupe deux phénomènes : le glissement de terrain/ coulées de boues et les chutes de blocs de roche/ éboulements.
Le glissement de terrain se produit généralement lors fortes pluies et/ou lors d’épisodes sismiques. Pendant les épisodes pluvio-orageux (ondes tropicales…), le sol est gorgé d’eau sur des profondeurs pouvant atteindre plus de 2 mètres. Ceci entraîne une instabilité du terrain. Les quartiers concernés sont principalement situés sur les mornes à l’est de la commune. Pour ce qui est du phénomène sismique, l’onde peut être amplifiée en sommet de butte, sur les crêtes et en bordure de falaise.
Les chutes de blocs et les éboulements peuvent intervenir dans les mêmes conditions notamment sur la RD17.
L’aléa sismique
Depuis le décret 91-461 du 14 mai 1991, la Martinique est située en zone sismique III. Les constructions doivent donc répondre à des règles parasismiques PM-SI 89 révisées 92.
On associe à l’effet direct de cet aléa deux autres aléas complémentaires : l’aléa liquéfaction et l’aléa proximité de faille.
L’aléa proximité de faille concerne la zone nord-ouest de Sainte Luce où se trouve une faille reconnue et supposée active : la faille de Rivière Salée. Par mesure de précaution, les constructions dans cette zone font l’objet d’un règlement (en plus du respect des règles parasismiques) dans le PPR.
L’aléa liquéfaction se rencontre généralement sur des sols sableux et/ou vaseux. Le bourg et une partie de Gros Raisin additionnent l’aléa moyen à fort et des enjeux humains et économiques.
Borchure "Tremblement de terre"à télécharger.
L’aléa volcanique
L’effet direct d’une éruption est faible sur Sainte Luce. Il existe un effet induit qui nous concerne : il s’agit de l’aléa tsunami. Cependant, l’aléa tsunami est considéré comme moyen.








